J'étais la jeune, l'unique, la merveilleuse,
Autour de moi, tous semblaient avoir une vie heureuse.
Dans ma belle robe bleue qui me donnait mon surnom,
Chaque jour je tournais et faisais sensation.
Mais ils se sont mis à changer,
Et mes richesses, par eux, ont été pillées.
Ma si grande beauté qu'ils admiraient,
Ils l'ont délibérément saccagée.
Ma robe peu à peu se déchire.
Je ne peux imaginer que cela empire.
Ils profitent de moi comme de vulgaires escrocs,
Et m'accablent chaque jour de plus en plus de maux.
Alors je ne sais toujours pas pourquoi,
Malgré de si nombreux dégâts,
Je tourne pour eux encore et encore,
Eux qui chaque jour me rapprochent de la mort.
Mes huit compagnes qui jusque-là me jalousaient
Ont compris que ma beauté ne m'avait pas sauvée,
Et pour moi c'est aujourd'hui une grande misère
Que d'avoir dû porter un jour le beau nom de Terre.
Je trouve ce poème magnifique et je félicite encore une fois son auteur. En vidéo un peu de musique que j'adore en ce moment.



